NORVÈGE
Oslo / Juillet 2026


Le meilleur du street art et du graffiti investit Oslo.
Plus de 40 artistes internationaux et norvégiens transformeront la ville en une galerie à ciel ouvert vibrante, réunissant styles, cultures et générations diverses. Au programme : fresques murales monumentales, énergie brute, échanges créatifs et l’esprit unique qui caractérise MOS depuis plus de vingt ans.
L’événement se déroule en plein air, sous le soleil de minuit, et est ouvert à tous, gratuitement. Un week-end entier de peinture, de rencontres et de festivités vous attend.
LINE UP :
ALEPSIS HERNANDEZ - AMANDA ALM - APPLEZMAN - BARDO - BONGSTER - CREEPYMOUSE - DIRTY DES - DWAIZ - ELINA HOLLEY - FAVA - FEYK JOHNY - GIAN.BA1 - HASAN GRAFFITI - HYPER - IDA SCHMIDT PETERSEN - IDE CSM - JINKS KUNST - KARTIKEY SHARMA - LIKE - LORDFRISA - MAJID - MOKEK - NADA ALMERGAWI - PAVEL JONES - POEME - PUCK486 - PUNTA - RODRIGO HUEBRA MARTINS - RULE - SAINT - SINNSYKSHIT - STATE OF FLUX - TEAM - TRANCE - UNIR1 - WISKA








Je suis arrivé hier à Oslo, j'ai tout de suite été séduit par l'atmosphère unique de cette capitale, où le design moderne et l'architecture avant-gardiste se fondent dans une nature omniprésente, entre fjord et forêts.
Après une bonne nuit de repos, je suis parti en quête d'un mur dès 6h ce matin. Mes pas m'ont mené du côté d'Ingens gate, une ruelle incontournable du quartier alternatif de Grünerløkka, célèbre pour sa culture underground et ses façades colorées au bord de la rivière Akerselva.
Là-bas, je suis tombé sur une Peinture qui venait d'être recouverte par un tag. Ni une, ni deux, j'ai sorti le matériel pour redonner vie au spot en y posant ma peinture.


C'est ici, sur les rives de l'Akerselva, là où le murmure de l'eau rencontre le tumulte de l'art urbain, que j'ai réalisé cette fresque. Mon « b. boy Munch » ne se contente pas d'exprimer son angoisse existentielle ; il porte en lui la mémoire vibrante d'Oslo.
Sa silhouette écorchée, revêtue d'un sweat-shirt violet éclatant, incarne une fusion inattendue : celle du génie de Munch et de la vitalité de la culture hip-hop. Le Cri n'est plus seulement une œuvre d'art figée dans un musée ; il est une performance vivante, un rythme qui résonne sur la peau du béton.


Après mon hommage à Munch, j'ai posé mes bombes du côté du terrain de Lilleborgbanen, un super spot de basket et de ping-pong à Oslo. Pour l'occasion, j'ai amené un invité totalement inattendu sous les latitudes norvégiennes : un Tarsier !
Ce petit primate a quitté sa jungle tropicale pour jouer les touristes dans la capitale. Sapé avec son hoodie bleu et ses sneakers rétros, il squatte le playground et observe le paysage de ses yeux immenses. Ne vous fiez pas à sa taille : mains dans les poches et regard affûté, il attend de pied ferme le premier local prêt à le défier en un-contre-un sur le terrain. Des amateurs pour un cross-over ?


Impossible de quitter la capitale norvégienne sans y laisser une petite trace de "hacking urbain". Juste en face de mon hôtel, ce panneau de sens interdit m'a fait de l'œil : à hauteur d'homme, idéalement placé sur le trottoir, le support était parfait.
J'ai choisi de détourner la fameuse barre blanche réglementaire pour la transformer en skate. Le procédé est artisanal et minutieux : chaque élément (les trucks et les roues) a été découpé à la main, sur place, en superposant des adhésifs de couleur résistants aux intempéries. Une manière ludique et poétique de pirater le code de la route pour rappeler que là où la ville impose une barrière, la culture urbaine y voit un terrain de jeu.


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