Djiguene & Goor à Bamako

Kadia Démé                                                                                                                     Directrice de l'Orphelinat

 

On a tous un héros dans son quartier. Un homme ou une femme que l’on respecte, qu’on admire pour sa sagesse et ses actes. Kadia Démé fait partie de ces personnes admirables. Cette femme est seule à la tête d’un restaurant et d’une association d’aide aux enfants et aux personnes handicapées. Portrait d’une femme d’exception.

 

Rive droite, Badalabougou, une latérite comme une autre. Quoique, celle-ci grouille particulièrement d’enfants. C’est ici que Kadia s’est installée en 2002. Son restaurant fait face aux locaux de l’Association de Soutien aux Handicapés et Enfants Démunis (ASHED) qu’elle a créée. L’un ne va pas sans l’autre, le restaurant permet de financer le fonctionnement de l’orphelinat.

 

Un défi audacieux que Kadia a su relever haut la main. Avant la récente crise, la fréquentation du restaurant permettait une autonomie financière des deux structures, certains mois Kadia réussissait même à mettre un peu d’argent de côté. Sa clientèle est essentiellement malienne, faite d’habitués qui viennent régulièrement prendre leur pause déjeuner « Chez Kadia » ou bien passent prendre leur plat de riz à emporter. Parmi ses clients, la maîtresse des lieux compte également plusieurs sociétés, associations et ONGs qui lui commandent des repas que son fils livre dans le quartier.

 Oumar Diabaté                                         Centre Sahélien de Formation et de Recherche en Agro-écologie

 

Oumar Diabaté, est un écologiste depuis de nombreuse années. Des fruits, légumes et plantes médicinales produits sans pesticides et en quantité, c'est le pari réussi d'Oumar Diabaté, vétérinaire malien devenu fermier réputé pour ses produits bio qu'il tire d'un lopin de terre initialement peu propice aux cultures.Petit coin de vert luxuriant dans un écrin de terre ocre, la "ferme agroécologique" de Diabaté est située à Satinébougou, village de 400 âmes à une trentaine de kilomètres de Bamako, la capitale. Sur près de deux hectares, depuis 2005, poussent des tomates, courges, laitues, betteraves, mais aussi des arbres fruitiers et plantes médicinales. Un espace est réservé à des vaches laitières, poules et moutons métis. Mettre en valeur un sol "qui était très pauvre", où "l'herbe ne poussait même pas", n'a pas été facile à faire, ni à faire comprendre aux agriculteurs dans la zone, affirme à l'AFP Diabaté, grand homme au physique de boxeur. 

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