BIOGRAPHIE

Jinks Kunst, né en Suisse en 1976, est un artiste plasticien multidisciplinaire autodidacte. Il détourne les panneaux de signalisation, réalise des peintures réaliste à l'aide de pochoirs et joue avec les pixels en réalisant des portraits avec des legos, des filtres de cigarettes ou encore des capsules de bières.

 

Il est bercé dans l’art par son grand-père, céramiste d’art (meilleur de France), poète et inventeur. A la fin des années 1980, la musique et la culture rap rythment sa vie. Il est alors interpellé par le visuel de Mode2 dans le magazine de skate NoWay, puis par la pochette de l’album «Chromatique», du groupe Suisse Sens Unik, signée par Lazoo du collectif MAC. Il commence à esquisser des lettrages graffiti.

 

Jinks participe depuis le début des années 2000 à des expositions et évènements en France et à l’étranger (Suisse, Italie, Angleterre, Cambodge, Bénin, Sénégal, Népal, Etats Unis…). Ses oeuvres sont présentes dans plusieurs collections privées, et publiées dans une dizaine d'ouvrages internationaux. Il voyage dans le but de partager et transmettre sa technique artistique et ainsi développer le lien social autour d’un projet participatif.

 

 

Jinks participe à de nombreuses actions telles que :

 

- La réalisation d'une peinture dans le bidonville de Sidi Moumen à Casablanca (Maroc) qui représente une scène de vie marocaine.

 

- La collaboration au projet Prasad de l’association Art Lab de Katmandu (Népal) qui organise des ateliers de street art. Une fresque, hommage à Mahabir Pun (un enseignant népalais reconnu pour son travail d'installation wifi dans les zones reculées de l’Himalaya) a clôturé l'évènement à Beni (Népal). C'est l’occasion pour Jinks de

réaliser un portrait de 2,5 x 4,3m.

 

- Organisation du Projet bénévole «Djiguene & Goor» au Sénégal, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Bénin.

 

- La participation à l'exposition Strokar organisé par Fred Atax, à l'espace Vandeborght de Bruxelles, au côté de Jonone, Kasink, Levalet, Jérome Mesnager, Jef Aérosol...

 

- L'exposition de son travail au studio 49 de Genève auprès d'Andy Warhol, Taki 183, T-kid, Banksy, Jean-Michel Basquiat, Cope2, Blek Le Rat, Os Gemeos... suivi d'une vente aux enchères à l'Hôtel des Ventes Galartis de Lausanne.

 

- La réalisation, dans le cadre du festival Cambodia Urban Art à Phnom Penh (Cambodge), d'une oeuvre hommage au film "Les pépites" de Xavier de Lauzanne, qui a été tourné dans cette même ville. Il y rencontre le réalisateur intéressé par son travail.

 

- Organisation du projet bénévole «Alibi» en 2019 au Kurdistan Irakian et dans les camps de réfugiés (Chatila, Bar Elias...) au Liban.

 

 

Jinks conduit ses projets artistiques en France et prépare activement ses prochaines actions à l'étranger en collaboration avec l'association Solid'Art International.

Démarche artistique

Jinks évolue dans le milieu du graffiti depuis le début des années 1990. Adepte du spray, du collage d’affiches et stickers, Jinks se classe dans l’art contemporain urbain et réalise des peintures citadines éphémères. Il aime travailler sur des supports différents : bois, mur, métal, disque vinyle, plateau de skate… 

 

En 2006, il devient accro au pochoir. Armé d'un cutter, il cisèle des dentelles de papier et réalise des pochoirs à échelle humaine. L’actualité est une source d’inspiration pour Jinks. Ses pochoirs déclinent tour à tour des scènes de guerres, des étendards, des poings levés... Le visage d’Omayra Sanchez nous rappelle de douloureux souvenirs. 

 

Au détour d'une rue, il est possible d'apercevoir un panneau détourné par Jinks à l’aide d’autocollants découpés à la main. Un acte qui oscille entre la fantaisie et le potache, mais peut aussi parfois prendre une teinte politique. Jinks joue et s’adapte aux petites différences graphiques des panneaux en fonction des pays qu'il traverse.

 

Intervenir dans les rues du globe est une nécessité pour Jinks. La communication s’engage alors plus facilement avec les habitants, donnant ainsi l’occasion d'un véritable échange et d'une découverte pour des personnes n'ayant pas forcément accès à l'art.