BIOGRAPHIE

Jinks Kunst est un artiste urbain franco-suisse né en 1976. Il vit et travaille à Nantes.  

 

Son adolescence est marquée par la culture hip-hop et par celle du skate. Magazines, fanzines, pochettes de disques l’amènent à découvrir les graffs et les illustrations d’artistes comme Lazoo ou Mode 2. 

 

Il s’essaie d’abord au lettrage graffiti, et au fil des années sa pratique devient multidisciplinaire : collage d’affiches et de stickers, peinture, land art, photographie, détournement de panneaux de signalisation. Il travaille sur différents supports : murs, bois, plateaux de skate-board, disques vinyle, etc.

 

En 2006, il se lance dans le pochoir. C’est une véritable révélation et une passion dévorante qui ne le quitte plus. Ces réalisations sont toutes faites mains. Ainsi, armé d’un cutter, il cisèle avec minutie pendant des heures des œuvres grandeur nature s’inspirant de l’actualité, de la politique, de la littérature, des cultures urbaines ou encore de la vie animale.   

Régulièrement exposées depuis le début des années 2000, en France comme à l’étranger, ses œuvres sont aussi présentes dans diverses collections privées, et reproduites dans plusieurs ouvrages internationaux consacrés au street art. 

 

Intervenir dans les rues du globe est une nécessité pour Jinks Kunst. Ses pochoirs, affiches, stickers, peintures sont visibles sur les murs et panneaux de signalisation de plus 30 pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie, et d’Amérique du Sud. 

 

Ces voyages sont toujours l’occasion de longues marches pour découvrir les bons murs, les bons panneaux. Ils sont riches en rencontres avec les populations locales. Pour Jinks Kunst, l’art urbain est un moyen de créer des liens avec les habitants des pays qu’il explore, de s’engager dans des actions (souvent bénévoles) auprès de publics (bidonvilles, camps de réfugiés, quartiers ouvriers, écoles) n’ayant pas ou peu d’accès à cette forme d’expression culturelle, notamment en organisant des ateliers de création au pochoir. 

 

Á ce jour, Jinks Kunst a réalisé plusieurs centaines de pochoirs et de peintures, détourné avec humour, plus de mille panneaux de signalisation dans 28 pays, customisé des dizaines de planches de skateboards et des disques vinyles et réalisé un portrait de Serge Gainsbourg à l’aide de 23 000 filtres de cigarette.

 

En 2021, Jinks fait partie des 76 artistes sélectionnés parmi 2300 candidats pour participer au Prix du graffiti et du street art 2021 de Paris.

 

 

 

Jinks participe à de nombreuses actions telles que :

 

- La réalisation d'une peinture dans le bidonville de Sidi Moumen à Casablanca (Maroc) qui représente une scène de vie marocaine.

 

- La collaboration au projet Prasad de l’association Art Lab de Katmandu (Népal) qui organise des ateliers de street art. Une fresque, hommage à Mahabir Pun (un enseignant népalais reconnu pour son travail d'installation wifi dans les zones reculées de l’Himalaya) a clôturé l'évènement à Beni (Népal). C'est l’occasion pour Jinks de réaliser un portrait de 2,5 x 4,3m.

 

- Organisation du Projet bénévole «Djiguene & Goor» au Sénégal, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Bénin.

 

- La participation à l'exposition Strokar organisé par Fred Atax, à l'espace Vandeborght de Bruxelles, au côté de Jonone, Kasink, Levalet, Jérome Mesnager, Jef Aérosol...

 

- L'exposition de son travail au studio 49 de Genève auprès d'Andy Warhol, Taki 183, T-kid, Banksy, Jean-Michel Basquiat, Cope2, Blek Le Rat, Os Gemeos... suivi d'une vente aux enchères à l'Hôtel des Ventes Galartis de Lausanne.

 

- La réalisation, dans le cadre du festival Cambodia Urban Art à Phnom Penh (Cambodge), d'une oeuvre hommage au film "Les pépites" de Xavier de Lauzanne, qui a été tourné dans cette même ville. Il y rencontre le réalisateur intéressé par son travail.

 

- Organisation du projet bénévole «Alibi» en 2019 au Kurdistan Irakien et dans les camps de réfugiés (Chatila, Bar Elias...) au Liban.

 

 

Démarche artistique

Jinks évolue dans le milieu du graffiti depuis le début des années 1990. Adepte du spray, du collage d’affiches et stickers, Jinks se classe dans l’art contemporain urbain et réalise des peintures citadines éphémères. Il aime travailler sur des supports différents : bois, mur, métal, disque vinyle, plateau de skate… 

 

En 2006, il devient accro au pochoir. Armé d'un cutter, il cisèle des dentelles de papier et réalise des pochoirs à échelle humaine. L’actualité est une source d’inspiration pour Jinks. Ses pochoirs déclinent tour à tour des scènes de guerres, des étendards, des poings levés... Le visage d’Omayra Sanchez nous rappelle de douloureux souvenirs. 

 

Au détour d'une rue, il est possible d'apercevoir un panneau détourné par Jinks à l’aide d’autocollants découpés à la main. Un acte qui oscille entre la fantaisie et le potache, mais peut aussi parfois prendre une teinte politique. Jinks joue et s’adapte aux petites différences graphiques des panneaux en fonction des pays qu'il traverse.

 

Intervenir dans les rues du globe est une nécessité pour Jinks. La communication s’engage alors plus facilement avec les habitants, donnant ainsi l’occasion d'un véritable échange et d'une découverte pour des personnes n'ayant pas forcément accès à l'art.