BIOGRAPHIE

Jinks Kunst est né à Vevey en Suisse en 1976. C'est en Janvier 1990, qu'il est interpellé par le visuel de Mode2 dans le magazine de skate NoWay, puis par la pochette de l’album «Chromatique» du groupe Suisse Sens Unik signée par

Lazoo du collectif M.A.C. C’est à ce moment-là qu’il commence à prendre le crayon pour esquisser des lettrages graffiti.

 

Depuis le début des années 2000, Jinks participe à des expos et événements en France et à l’étranger. Ses oeuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et visibles dans les livres « Vitry ville street art », « Epsylon Point, ma gueule par mes potes », « Nantes Insolite », « Street Art, Poésie Urbain », Paris Street Art et bien d'autres.

 

Cet artiste multidisciplinaire détourne aussi habilement des panneaux de signalisation grâce à des autocollants qu’il découpe manuellement. Un monde où les dos d’âne se transforment en skate parc et les sens interdits en crucifix modernes. Jinks porte également la casquette de plasticien. Avec des Lego©, il réalisa le portrait de Nelson Mandela (1,4 x 1,5m). Pour les 20 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, il assembla près de 20 000 filtres cigarettes.

 

En Janvier 2015 Jinks participe à la décoration du Bidonville de Sidi Moumen à Casablanca avec l’association Street Art Sans Frontières. L’objectif est de créer du lien social en fédérant les habitants autour d’un projet participatif. Pour bien conclure l’année 2015, l’association Art Lab de Katmandu invite Jinks à participer au projet Prasad en organisant des ateliers autour du street art. Les ateliers se sont clôturés à Beni par une fresque rendant hommage à Mahabir Pun, un enseignant népalais connu pour son travail considérable dans la mise en place du wifi dans les zones reculées de l’Himalaya. Ce fut l’occasion pour Jinks de réaliser un portrait à la hauteur de l’homme avec des dimensions de 2,5 x 4,3m.

 

En 2016 Jinks passe plus de 4 mois en Afrique de l'Ouest pour le projet Djiguene & Goor. Au fur et à mesure de son voyage, Jinks organise des ateliers et des décorations dans des écoles et centre qui s’occupent des enfants des rues. Il a aussi collaboré avec l’Alliance Française de Kaolack et l'Institut Français d'Abidjan pour des ateliers d'initiation. Ce fût aussi pour lui l’occasion de participer au festival de l’union, en décorant tout le centre culturel de Tambacounda, puis au festival Regraff à Cotonou. Chacun de ses voyages l’emmène à faire ce qu’il aime, faire découvrir sa technique du pochoir à des jeunes qui n’ont pas accès à l’art.

 

 

Démarche artistique

Dès son enfance, il a baigné grâce à son grand-père Paul Urfer, meilleur ouvrier de France, céramiste d’art, poète, inventeur. A la fin des années 1980, la musique et la culture rap rythment sa vie. Jinks est un adepte du spray, du collage d’affiches et du sticker, il se classe dans l’art contemporain urbain en réalisant des peintures urbaines éphémères. Jinks évolue dans le milieu du graffiti depuis le début des années 1990.

 

En 2006, il devient accro au pochoir. Armé d'un cutter, il cisèle des dentelles de papier et réalise des pochoirs à échelle humaine. L’actualité est une source d’inspiration pour Jinks. Ses pochoirs déclinent tour à tour des scènes de guerre, d’étendards qui flottent et de poings levés. Le visage d’Omayra Sánchez nous rappelle des souvenirs douloureux. Il

aime travailler sur tous supports : bois, mur, métal, disque vinyle, plateau de skate…

 

Il détourne également des panneaux de signalisation à l’aide d’autocollants découpés à la main. Au détour d'une rue, il est possible de tomber nez à nez sur un panneau détourné. Un acte qui oscille entre fantaisie et humour potache, mais peut aussi parfois prendre une teinte politique. Intervenir dans les rues du globe est une nécessité pour Jinks, cela donne l’occasion à un plus grand nombre de personnes de découvrir ses oeuvres tout en créant un véritable échange avec les habitants des pays qu’il traverse. La communication s’engage plus facilement lorsqu’on travaille dans la rue.

 

Depuis plusieurs années, Jinks voyage pour faire découvrir sa pratique du pochoir dans les collèges, mais aussi dans les rues des villes qu’il visite. Le but étant d’apporter quelque chose de nouveau dans des pays ou le street art n’est pas très présent.


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