Roue de Pripyat Tchernobyl

Support: Papier 250 Gr

Dimension: 65x50

Technique: Pochoir (1 Layer) / Acrylique

Année: 2014

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Il est 1 h 23 ce 26 avril 1986 quand le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine) explose. Outre un défaut de conception des réacteurs RBMK, les opérateurs se sont lancés, cette nuit-là, dans un test en coupant les circuits de sécurité. Une erreur magistrale qui aboutit au plus grave accident de l'histoire du nucléaire civil. Mais les autorités soviétiques n'en informent personne et ce sont les experts suédois qui, deux jours plus tard, sonnent l'alerte en constatant une forte élévation de la radioactivité dans l'air. La plupart des pays décident, au fil des jours, de mesures de sauvegarde, interdisant, comme l'Italie ou l'Allemagne, la consommation de fruits et de légumes frais ou recommandant la prise préventive d'iode. 

Mais, en France, l'information délivrée à la population n'a rien à envier à celle du Kremlin. Rien ne bouge, car un homme veille, se dressant contre l'évidence et niant tout danger. Pierre Pellerin, 63 ans, est un pur produit de la nucléocratie. Médecin, agrégé de biophysique, il a fondé le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) en 1956, dépendant à l'origine de l'Inserm, et a fini par concentrer tous les pouvoirs de contrôle, de décision et d'information."C'était la Jeanne d'Arc de l'atome, il avait entendu des voix. Et puis tout le monde avait peur de lui", raconte Jean-Claude Zerbib, qui travaillait au centre d'études nucléaires de Saclay. De permanence lorsque le nuage passa sur la région, il voit avec ses collègues les niveaux de radioactivité s'élever sans qu'il soit question de diffuser l'information.

Source www.lepoint.fr